Stade Everois 2 Kosova Schaerbeek 1
Les buts : 25e Aziri (0-1), 83e Miftari (1-1), 90e/pen. Boujour (2-1).
Stade Everois : Ancion 7,5, Bagayoko 6, Ntambwe 6, Ben Ziane 6, Sulejmani 6 (71e Boujour 7), Mufula 6, Al Masude 6,5, Saâdi 4 (46e Miftari 7), Altinok 6, Degryse 4 (46e Masoudi 7), Lufimbu 5,5.
Kosova Schaerbeek : Vanhoyland 6, Soumah 5,5, Radman 5,5, Diallo 5,5, Can 6, Traore 5,5, Porsperger 6, Faouzi 5,5 (66e Zibouh NC), Panxha 6, Aziri 6,5 (77e Tcheuffa NC), Benslimane 5,5 (84e Ndiaye NC)
Cartes jaunes : Benslimane, Miftari, Traore.
Arbitre : M. Louai.
La première période était clairement à l’avantage des visiteurs. Le Kosova Schaerbeek affichait davantage d’impact et de justesse dans les duels. Dès la 18e minute, Aziri obligeait Ancion, impérial tout au long de la rencontre, à une première intervention décisive. Ce n’était que partie remise : à la 25e, trop libre, Aziri avait tout le loisir de contrôler, se retourner et frapper pour ouvrir logiquement la marque (0-1). À la pause, l’avantage visiteur était pleinement mérité, tant les Everois peinaient à répondre dans l’intensité.
Le Kosova oublie de tuer le match
Conscient des difficultés affichées, Sébastien Lechien procédait à deux changements dès la reprise afin de « secouer le cocotier ». Malgré ces ajustements, le Kosova continuait de se montrer dangereux, notamment par Zibouh et Aziri. Mais soit Ancion se dressait sur leur route, soit la finition faisait défaut. À force de manquer le break, les Schaerbeekois allaient le regretter.
Sur une phase arrêtée mal négociée par la défense visiteuse, Evere égalisait à la 83e minute : Miftari surgissait pour reprendre un centre de Masoudi (1-1). Le momentum basculait alors en faveur des locaux. Galvanisés, les Everois poussaient et forçaient la décision dans les arrêts de jeu. Boujour, monté au jeu, était fauché dans le rectangle et transformait lui-même le penalty à la 90e minute (2-1).
« Le banc a fait la différence »
Lucide dans son analyse, Sébastien Lechien reconnaissait après la rencontre une part de réussite : « On peut dire que notre victoire est sans doute un peu usurpée. Si le Kosova concrétise ses occasions, il n’y a rien à redire. On n’a pas été bons pendant une grande partie du match. Mais le groupe a réagi ensemble. »
Le coach everois mettait également en avant la profondeur de son noyau : « Pouvoir laisser Miftari et Masoudi sur le banc au coup d’envoi, c’est une vraie force. Lorsqu’ils montent au jeu, ils apportent énormément. Et avec trois matches en une semaine, c’était aussi un choix pour les préserver. »
Huitième victoire consécutive pour le Stade Everois, qui poursuit sa spectaculaire remontée après un début de saison délicat. Avec un match d’alignement programmé mercredi face à Evelette, les Everois peuvent plus que jamais rêver d’une tranche… presque inespérée il y a encore quelques semaines.
Par Gaël Pierard (Sudinfo)
Le Kosova Schaerbeek se saborde au Stade Everois en D3A : « On a donné le match »
Dominant durant une grande partie de la rencontre, le Kosova Schaerbeek est pourtant reparti bredouille du derby face au Stade Everois. Une défaite frustrante que Nour-Eddine Baghati a qualifiée sans détour de match « donné ».
Longtemps, le Kosova Schaerbeek a pourtant donné l’impression d’avoir les cartes en main. Solides dans l’impact, bien en place et disciplinés, les visiteurs ont logiquement pris l’avantage en première période avant de multiplier les situations pour se mettre à l’abri. Sans y parvenir. Et comme souvent dans ce genre de scénario, le manque de lucidité a fini par se payer cash. Pour Nour-Eddine Baghati, qui assure actuellement l’intérim à la tête de l’équipe en l’absence temporaire de Nasser Ouertani, contraint de se mettre en retrait pour des raisons de santé, le constat est limpide : « C’est clairement un match qu’on a donné. On n’aurait jamais dû le laisser filer. On avait la maîtrise, on ouvre le score, on est bien en place et on a plusieurs occasions pour faire le break. On ne les met pas, et derrière, on s’expose. »
Le coach pointe surtout la nature des buts concédés, symptomatique selon lui des maux de son équipe cette saison. « Les deux goals qu’on encaisse, ce sont des cadeaux. Ce ne sont même pas des phases bien construites. Sur le premier, c’est un ballon mal négocié sur phase arrêtée. Sur le second, la faute est grossière et pas nécessaire. À ce niveau, ça ne pardonne pas. »
« Manque de lucidité »
Une frustration d’autant plus grande que le Kosova n’a jamais réellement été mis en grande difficulté par un adversaire pourtant redoutable ces dernières semaines. « Même quand l’adversaire n’est pas dans un grand jour, si tu manques de lucidité, tu te fais punir. Et ce n’est malheureusement pas la première fois que ça nous arrive cette saison », regrettait encore le T1 intérimaire.
Malgré tout, le technicien refuse de sombrer dans le catastrophisme. Conscient du potentiel de son groupe, il sait aussi que la marge de progression passe par une meilleure gestion des moments clés. « On doit absolument apprendre à tuer les matches. Si on veut vivre une fin de saison plus paisible, on ne peut plus reproduire ce genre de scénario. »
Reste désormais au Kosova Schaerbeek à transformer ces constats en points, car le contenu, lui, est bien là. Mais à ce stade de la saison, les intentions ne suffisent plus.
Par G.P. (Sudinfo)
