Thomas Hanquet, le Abou Diaby des bords de Seine

En cette morne fin de saison, alors que les rêves de titre et d’Europe sont relégués à l’année prochaine, laissez-moi vous présenter un aigle de la première heure.

Thomas a grandi en France, à Lyon. Après un bac S au lycée Saint-Vincent, il tente d’intégrer les grandes écoles parisiennes. Mais, à cause de résultats médiocres, ses demandes restent lettre morte. Thomas voit un à un ses amis rejoindre la capitale mais lui reste en quai. Il se résigne alors à rejoindre le plat pays. De son enfance outre-quievrain, Thomas garde un accent prononcé et quelques étranges tics de langage («Bonjour Msieu l’arbitre ; Y AVAIT PENALTY SUR NILMAR »).

Pourtant, avec son numéro 69 sa moustache et ses vêtements malodorants, Thomas a tout du pervers bien de chez nous. L’habit ne faisant heureusement pas le moine, les aigles sont toujours ravis de pouvoir le compter dans leur rang. Malheureusement, ces apparitions se réduisent à peau de chagrin car Thomas est atteint d’une maladie infantile dégénératrice qui le voit se blesser chaque semaine malgré des étirements soutenus. On a bien essayé de le faire jouer au goal, mais Thomas encaisse.

Il s’est alors dévoué pour laver les maillots mais, vu son manque d’expérience dans le domaine, le résultat fut tellement catastrophique que les aigles préférèrent abandonner les maillots sur place. Subtil subterfuge pour en commander de nouveaux sans froisser celui qui avait fait de même avec les tuniques sacrées. En quête de repentir après sa boulette, Thomas n’hésite pas à venir faire délégué à l’occasion. Il se charge même d’apporter de l’eau et des en-ca(i)s pour tout le monde !

Si vous voulez apercevoir la classe de Thomas en défense centrale, nous vous conseillons vivement de venir dès l’entame de la saison prochaine. Mi-Septembre il sera déjà sans doute trop tard….