Le « club des 5 » de Rixensart mis à jour

Le peuple est aux abois. Contraints de jouer dans un champ de boue avec des ballons de plages et sans l’ombre d’une tournée générale à l’horizon, le mécontentement gronde chez les Aigles Noirs.

« Putain on paye 200 boules de coti pour ça ?? » s’exclamait récemment Sylvain à l’entrainement.

Alerté par ce cri du cœur, nous avons mené l’enquête au plus profond des finances de l’AFC Aigles Noirs. Et quelles ne furent pas nos surprises.

Bref retour en arrière : Juin 2014, l’AFCAN SA est fondée par Louis de Piffon, Quentin Jardoens, Maxime Vinelele (d’origine italienne), Brieuc de Piffon et Simon Vent d’âme.

Jusque-là rien d’anormal. Mais il est à noter que le jour même, 2 autres sociétés sont déposées au bureau des greffes de Rixensart : la SFAFCAN (société de financement de l’Amical Football Club Aigles Noirs) et RIXOUX, une holding rassemblant l’AFCAN, la SFAFCAN et d’autres sociétés de la région telles que l’ASBL « Le campagnol » et « Les amis du cinéma de Rixensart » mais aussi une multitude de projets immobiliers en partenariats publics-privés (notamment la cité du Buston à Limelette).

Si on analyse maintenant les CA de ces 3 sociétés, on retrouve toujours les mêmes 5 membres fondateurs complétés par quelques administrateurs « indépendants » : Guillaume Trico, Pitou DesRoues et Dim Le Maitre.

RIXOUX détenant presque 100% des parts de l’AFCAN, on comprend mieux le château de cartes mis en place pour siphonner les fonds de la société vache à lait du groupe. Et en épluchant les arriérés de facturation (nous remercions au passage Maitre Romain Lejeune pour sa précieuse collaboration), on découvre que :

Louis de Piffon, président ad interim (mais de facto depuis l’éviction forcée du bon et aimé de son peuple, Alexandre Dubuisson cœur de lion) du CA détourne des fonds via d’innombrables demandes de remboursement auprès de la trésorerie du club sous prétexte de fond propres avancés. On se souvient d’ailleurs de son prétendu voyage d’affaire au Canada annulé au dernier moment sous la pression populaire.

Brieuc de Piffon, frère de. L’homme de l’ombre. Rarement présent en public, il exerce néanmoins des pressions inouies sur de nombreux membres du comité (ainsi que sur d’autres membres du club) pour les faire consommer dans tous les bistrots de la capitale. Dépenses qui finiront dans de faramineuses notes de frais pour le club.

Quentin Jardoens : ancien cohabitant légal de Brieuc de Piffon, il sucrerait systématiquement les dividendes du club pour renflouer l’ASBL « les amis du cinéma de Rixensart » dont il dirige le CA. Il userait également de ses bons contacts avec l’ABSSA pour ralentir au maximum les demandes d’affiliation des nouveaux membres. Soulagés d’être enfin en règle après des longs mois de procédures, les pauvres membres ne rechignent dès lors plus à payer leurs cotisations gargantuesques.

Maxime Vinelele : benjamin de la bande, le jeune loup siège avec eux, ainsi qu’avec l’entièreté des autres administrateurs (à l’exception de Mr Trico) dans le CA de l’ASBL « Le campagnol » pour lequel il détourne quantité de matériel de l’AFCAN pour des évènements divers (fêtes d’unité,..). On comprend mieux sa réticence quant à la date de la fête du club…

Simon Vent d’âme : plus vieux membre du club (des 5 et de l’AFCAN), Simon ne semble pas avoir de rôle déterminé dans les différentes organisations. Il ne se rend jamais aux réunions du conseil et oublierait même de toucher ses jetons de présence. Un témoin anonyme nous a confié qu’il se contentait de faire des blagues téléphoniques aux autres membres qui ne voient sans doute pas l’utilité de s’en séparer alors qu’il est si proche de la retraite.

Face à toutes ces magouilles, les masques commencent à tomber. Les voix se font entendre, particulièrement celle d’un jeune leader anarchique, Edù Joaquin, ancien militant Podemos qui a fui l’Espagne avec son épouse suite à la crise économique. Se posant en sauveur de l’AFCAN, il s’est promis de dépoussiérer la vieille institution. Affaire à suivre.

*« Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. »